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Les deux filles de l’ancien Premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, ont été inculpées pour trafic d’influence dans le cadre de l’affaire Zapatero

  • 19 juin
  • 2 min de lecture

L’Audience nationale, tribunal espagnol spécialisé dans les affaires les plus sensibles, a annoncé jeudi l’inculpation des deux filles de José Luis Rodríguez Zapatero dans l’enquête pour trafic d’influence visant l’ex-Premier ministre espagnol. Cette annonce fait suite à l’audition de l’ancien dirigeant socialiste la veille.


Jeudi 18 juin, l’Audience nationale, tribunal espagnol spécialisé dans les affaires les plus sensibles, a annoncé l’inculpation des deux filles de José Luis Rodríguez Zapatero, Alba et Laura Rodriguez Espinosa, dans le cadre de l’enquête visant l’ex-premier ministre pour trafic d’influence. Les enquêteurs accusent José Luis Rodríguez Zapatero d’être le chef présumé d’une structure stable et hiérarchisée de trafic d’influence, dont le but aurait été de percevoir des pots-de-vin via de multiples sociétés commerciales apparemment instrumentalisées pour canaliser ces paiements. Selon l’Audience nationale, les deux filles sont administratrices de l’une de ces sociétés, Whathefav, dont l’activité semble liée au réseau faisant l’objet de l’enquête, justifiant ainsi leur convocation en tant qu’inculpées.


Le tribunal : « Le juge José Luis Calama, chargé des investigations, prend cette décision à la demande du parquet anticorruption qui, dans un écrit présenté mardi dernier, (lui) avait demandé d'auditionner les filles et la secrétaire de l'ancien chef du gouvernement en tant qu'inculpées. »


Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol : « Je me suis entretenu avec José Luis Rodriguez Zapatero pendant tous ces jours, je lui ai exprimé mon soutien personnel et bien sûr ma confiance en son innocence. »


L’enquête visant M. Zapatero s’inscrit dans le cadre de l’affaire « Plus Ultra », qui examine si l’ancien dirigeant socialiste a utilisé son influence, encore importante malgré dix ans de retrait du pouvoir, pour obtenir un sauvetage public de 53 millions d’euros pour une petite compagnie aérienne pendant la pandémie de Covid-19. L’enquête a également révélé la présence de nombreux bijoux et montres de luxe, d’une valeur estimée à 1,3 million d’euros, dans un coffre-fort de son bureau, ce qui a conduit à des poursuites pour fraude fiscale et contrebande présumée. Mercredi, M. Zapatero a refusé de s’expliquer sur la provenance de ces bijoux devant le juge Calama, selon des sources judiciaires.


D’après des sources proches citées par la presse espagnole, ces bijoux auraient été offerts par l’ancien roi d’Arabie saoudite à l’épouse de José Luis Rodriguez Zapatero, alors qu’il était Premier ministre espagnol (2004-2011), dans le cadre des présents protocolaires échangés entre représentants officiels.


PHOTO : ANP / EPA

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