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Norvège : Le fils de la princesse héritière condamné à quatre ans de prison pour viols

  • 16 juin
  • 2 min de lecture

Marius Borg Hoiby, fils de la princesse héritière de Norvège, reconnu coupable de deux viols et condamné à quatre ans de prison ferme. Cette peine concerne également des violences répétées infligées à une ancienne compagne, des menaces et des infractions au code de la route.


Lundi 15 juin, Marius Borg Hoiby, fils de la princesse héritière de Norvège, a été reconnu coupable de deux des quatre viols dont il était accusé et condamné à quatre ans de prison ferme. Sa peine inclut également des violences répétées contre une ancienne compagne, des menaces et des infractions routières. L’affaire a éclaté le 4 août 2024 avec son arrestation pour agression sur sa compagne la nuit précédente à Oslo. La presse a diffusé des photos d’un couteau planté dans un mur et d’un lustre brisé. L’influenceuse Nora Haukland a ensuite accusé Høiby de violences physiques et psychologiques, qualifiées de "régime de terreur" par l’accusation. Au procès, Høiby a admis que la jalousie pouvait le rendre violent. Des vidéos retrouvées sur ses téléphones et ordinateurs ont servi de preuves aux enquêteurs.


Marius Borg Hoib : « Je suis surtout connu comme le fils de ma mère, pas comme autre chose. J’ai donc eu un besoin de reconnaissance extrêmement élevé toute ma vie … Et ça s’est traduit par beaucoup de sexe, beaucoup de drogues et beaucoup d’alcool. »


Marius Borg Høiby, âgé de 29 ans et sans fonction officielle ni profession fixe, devait répondre de 40 chefs d’accusation. Il contestait les accusations les plus graves, à savoir les viols de quatre femmes incapables de résister et des violences répétées commises à l’encontre d’une ancienne compagne. Le parquet avait requis une peine de sept ans et sept mois d’emprisonnement. La défense, quant à elle, avait sollicité son acquittement pour les accusations de viols et préconisé une peine d’un an et demi de prison pour d’autres faits. M. Høiby avait reconnu certains chefs d’accusation, notamment le transport de 3,5 kg de marijuana, des atteintes à l’intégrité physique et des menaces. Selon l’accusation, les viols reprochés à M. Høiby auraient été commis entre 2018 et 2024, à la suite de soirées festives au cours desquelles il aurait consommé alcool et stupéfiants. À chaque occasion, des relations sexuelles consenties auraient été suivies d’autres actes, illégaux ceux-ci, les jeunes femmes semblant alors endormies. Le débat judiciaire a notamment porté sur l’état de conscience des victimes présumées et sur la perception qu’en avait M. Høiby au moment des faits. Dans son réquisitoire, le procureur Sturla Henriksbø a dressé le portrait d’un accusé se croyant investi d’une impunité totale. Malgré des explications confuses et des lacunes dans sa mémoire, M. Høiby a affirmé ne pas avoir pour habitude d’avoir des rapports sexuels avec des femmes endormies. Il a également dénoncé la pression médiatique qui, selon lui, a fait de lui un "monstre", "cible de la haine de toute la Norvège".


Marius Borg Høiby, en détention provisoire depuis début février, a suivi la lecture du verdict depuis sa prison, sans être physiquement présent. Malgré plusieurs demandes de libération avec bracelet électronique au cours des derniers mois, celles-ci ont toutes été refusées. Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère Mette-Marit, il est important de noter qu’il n’est pas officiellement membre de la famille royale norvégienne.

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