Détournement de fonds : Perquisitions au RN et chez ses alliés européens
- 1 juil.
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Des perquisitions ont été menées en Europe, notamment en France, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de détournement de fonds européens par le groupe Identité et démocratie, auquel était affilié le Rassemblement national.
Mardi, des perquisitions ont été menées dans plusieurs pays européens, dont la France, dans le cadre d’une enquête du parquet européen. Ce dernier soupçonne un détournement de fonds de l’UE par l’ex-groupe Identité et démocratie (ID), auquel appartenait le parti d’extrême droite français RN, comme l’a indiqué la juridiction. Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a confirmé que des prestataires ayant collaboré avec son parti avaient été la cible de raids policiers, sans toutefois en préciser les noms. Le parquet européen n’a pas fourni de détails sur le nombre de perquisitions ni sur les pays concernés.
Communiqué le parquet européen : « Actuellement des mesures d'enquête en France et dans d'autres pays européens dans le cadre d'une enquête en cours portant sur l'usage de fonds européens par un ancien groupe politique du Parlement européen entre 2019 et 2024. »
Jordan Bardella, eurodéputé et président du Rassemblement national (RN) : « Depuis tôt ce matin, des perquisitions sont en cours aux sièges et aux domiciles personnels de prestataires de communication ayant travaillé avec nous … Dans le même temps, Le Canard enchaîné nous apprend également l'ouverture prochaine d'une information judiciaire me concernant, à la suite d'une plainte d'une association militante, à propos d'un emploi de quelques mois occupé au Parlement européen (...) il y a bientôt douze ans. Comme à chaque fois, les procédures judiciaires annoncent le calendrier électoral … Nous n’avons rien à nous reprocher, et nous le montrerons. »
Le Parquet européen, institutionnalisé en 2021, avait déjà annoncé en juillet 2025 l’ouverture d’une enquête concernant l’ancien groupe Identité et Démocratie (ID), soupçonné d’avoir "indûment dépensé" plus de 4,3 millions d’euros entre 2019 et 2024. Selon le quotidien français Le Monde, qui a révélé mardi les perquisitions en cours, celles-ci se déroulent simultanément en France, en Espagne, en Italie et en Belgique. Bien que la formation française n’ait occupé ni la présidence ni le secrétariat général d’Identité et Démocratie au cours de cette mandature, la majeure partie de cette somme aurait été allouée à deux sociétés liées à des proches de Marine Le Pen : son ancien conseiller, M. Frédéric Chatillon, et son épouse, Mme Sighild Blanc, comme le précise le document ayant fait l’objet d’une fuite médiatique. Il s’agit des agences de communication e-Politic et Unanime. L’éventuelle nomination d’un juge d’instruction, conformément à la demande formulée par l’association anticorruption Anticor, qui a déposé plainte, ouvrirait un nouveau front judiciaire pour le Rassemblement National (RN). Dans ce dossier, Anticor estime que le président du RN doit répondre de ses activités durant les quatre mois et demi de l’année 2015 au cours desquels il a exercé les fonctions d’assistant parlementaire de l’eurodéputé Jean-François Jalkh.
Les perquisitions menées mardi viennent s’ajouter aux ennuis judiciaires du RN. La cour d’appel de Paris doit se prononcer le 7 juillet sur la confirmation de l’inéligibilité de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens.
PHOTO - AFP




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