En Belgique, le parquet requiert 18 ans de prison contre Antonio Ferrara, surnommé le « roi de la belle »
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Ferrara, jugé avec neuf co-prévenus, conteste sa participation et son avocat conteste la régularité de la procédure et l’exploitation de l’ADN.
Lundi, le braqueur français Antonio Ferrara, surnommé « le roi de la belle », a comparu devant le tribunal correctionnel francophone de Bruxelles, en Belgique. Il est jugé avec neuf co-prévenus pour un projet d’attaque à main armée contre le centre-fort de Bochum, en Allemagne, dans la région de la Ruhr, près de Dortmund. Ces sites sécurisés servent aux banques à stocker des fonds et des biens de grande valeur, notamment des bijoux. Antonio Ferrara nie toute implication dans les faits. Avant le braquage prévu, une bande de malfaiteurs avait établi sa base dans un appartement loué sur Airbnb à Bochum. Le 27 février 2025, dix hommes ont été arrêtés lors d’un coup de filet alors que l’attaque était imminente. Selon l’accusation, une partie de l’équipe s’était déjà rendue en Allemagne pour reconnaître les lieux. Dix-huit ans de prison ont été requis contre Antonio Ferrara.
La procureure : « Il est bien impliqué dans cette tentative d’attaque, ce n’est pas un néophyte. »
Olivier Martins, son avocat : « Aucune arme n’a été retrouvée dans le véhicule où se trouvait Antonio Ferrara. »
L’accusation belge s’appuie sur des écoutes, des surveillances et de l’ADN d’Antonio Ferrara sur des armes et chargeurs trouvés dans des véhicules du groupe, avec des explosifs et des gilets pare-balles. Le tribunal a rejeté une seconde demande de récusation des juges, maintenant les débats. Parmi les neuf co-prévenus, Massimiliano Ferrara, frère d’Antonio, et Walid Tarsim, figure du grand banditisme parisien. Quinze ans de prison sont requis contre eux. Yacine Bentouati, seul jugé pour tentative de meurtre, aurait renversé un policier lors d’une évasion. Dix-huit ans de prison sont requis contre lui et quatre autres prévenus, les peines variant de dix à dix-huit ans. Le jugement est attendu dans plusieurs semaines.
Né le 12 octobre 1973 dans le sud de l’Italie, Antonio Ferrara s’est installé avec sa famille à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). Il a été condamné pour braquages, tentative de meurtre et deux évasions. Cependant, il a été acquitté dans trois affaires de braquage : deux fourgons blindés en 2009 et un bureau de poste en 2012.
PHOTO : NICOLAS TUCAT




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