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Laëtitia témoigne des 7 ans de torture infligés par son ex-compagnon : viols par des centaines d’inconnus, violences physiques et verbales, et sites d’escortes

  • 5 mai
  • 3 min de lecture

Face aux caméras de Sept à Huit ce dimanche 3 mai 2026, une femme de 42 ans a témoigné de sept ans de violences infligées par son ex-compagnon. Elle affirme avoir subi des viols par "plusieurs centaines" d'inconnus auxquels son partenaire l'aurait livrée.


Pendant sept ans, Laëtitia affirme avoir subi des violences physiques et psychiques incessantes de la part de son compagnon. Elle accuse également ce dernier de l’avoir livrée à des inconnus qui l’ont violée, la plongeant dans une peur constante. Cette quadragénaire témoigne à visage découvert des actes dont elle accuse son compagnon, qui sera jugé en 2026 par la cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence pour "proxénétisme aggravé, viols aggravés et actes de torture et de barbarie". Il risque la réclusion criminelle à perpétuité, mais bénéficie de la présomption d’innocence. Laëtitia, préparatrice en pharmacie aujourd’hui âgée de 42 ans, a rencontré cet homme de 52 ans, directeur d’une agence bancaire, en 2015. Cependant, après quelques mois de relation, le comportement de ce quinquagénaire a changé. Il lui a demandé de lui décrire ses vêtements et de lui dire où elle se trouvait. Très vite, les menaces de mort ont commencé, suivies de celles de lui faire "perdre" ses enfants, raconte Laëtitia. Son quotidien s’est alors transformé en un véritable calvaire. Son compagnon contrôlait tous ses faits et gestes. Lorsqu’elle allait chez le médecin, il l’accompagnait ou lui demandait de l’appeler pour écouter la consultation. « Il est tout le temps avec moi », confie-t-elle. Dans le domicile familial, Laëtitia devait vivre avec la carabine de son compagnon, chasseur, "posée sur le radiateur" dans le salon. Une arme qui "est tout le temps chargée".


Laëtitia : « Après, c’étaient des menaces de diffuser à ma famille des choses de ma vie intime … Au début, ça a été des gifles… Des gifles jusqu'à ce que je perde une dent. Après, des coups de ceinture, des fessées à me faire des marques pendant deux semaines, des coups de planche à découper, de câbles électriques … Étranglée plusieurs fois jusqu'à perde conscience, étouffée avec des sacs-poubelles. l m’a tenue avec la peur, (…) avec la honte … Si ça peut aider une femme à dire : si elle a parlé, il faut que je parle… le procès des viols de Mazan et ce qu’en a fait Gisèle Pelicot ont achevé de me convaincre … Il faut que la honte change de camp. »



En janvier 2026, Laëtitia a confié à France Info que son mari l’avait menacée de mort si elle ne se pliait pas à ses ordres. Elle décrit un phénomène d’emprise et de contrôle total de son compagnon sur sa vie, ainsi qu’un isolement forcé. Elle a réussi à s’échapper en racontant une scène d’étranglement à une amie de lycée sur Facebook. Cette dernière a alerté la police, qui a arrêté le compagnon de Laëtitia à Manosque fin juin 2022. Contrairement à Gisèle Pélicot, Laëtitia n’a pas subi de soumission chimique. "C’était interdit", il disait qu’il fallait que je prenne conscience de ce qui m’arrivait". La jeune femme se souvient de tout, à l’exception de moments où elle "dissociait", "parce que c’était trop". L'homme l'inscrit également sur des sites de prostitution


À l’approche du procès de son bourreau présumé, qui risque la réclusion à perpétuité, Laëtitia a demandé que les audiences soient publiques, à l’instar de Gisèle Pélicot.

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