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Menace de grève à Radio France suite au recrutement du directeur adjoint de « Valeurs actuelles »

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Mercredi, une assemblée générale des personnels du groupe a voté une motion s’opposant au recrutement de Charles Sapin, qui doit assurer un éditorial politique hebdomadaire sur France Inter.


Céline Pigalle, directrice de France Inter depuis mars, a sélectionné un panel d’éditorialistes politiques et économiques pour les week-ends, incluant le nouveau directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles. Les personnels de Radio France ont exprimé à l’unanimité leur "refus catégorique" de cette nomination lors d’une motion adoptée mercredi 2 septembre. Ils estiment que les valeurs défendues par le magazine sont incompatibles avec celles du groupe public. En l’absence d’intervention de la direction, l’Assemblée Générale a mandaté l’intersyndicale pour déposer un préavis de grève dans les plus brefs délais. Cette motion a été votée à l’unanimité par l’Assemblée Générale des personnels de Radio France, qui réunit la CFDT Radio France, la CGT Radio France, FO Radio France, le SNJ Radio France, SUD Radio France et l’UNSA Radio France.


SNJ-CGT : « Valeurs Actuelles est un  organe de l'extrême droite multi-condamné »


La direction de France Inter : « Nous avons la volonté d' organiser la conversation entre toutes les opinions …C'est un enjeu de "pluralisme", qui est une mission du service public, d'autant plus importante en année présidentielle. »


Lionel Thompson, journaliste à France Inter et représentant syndical CGT : « Je suis désolé mais le pluralisme oui, mais jusqu'où ? Pas avec un journal qui a véhiculé des idées racistes ou incitant à la haine. Ça ne nous parait pas possible. Une ligne rouge a été franchie. »


La chronique dominicale de Charles Sapin a suscité "colère et incompréhension" au sein du groupe et parmi les auditeurs, comme l’ont souligné des participants à l’assemblée générale, qui a réuni une centaine de personnes selon les organisateurs. Valeurs actuelles, classé très à droite, a été condamné à plusieurs reprises en justice, notamment en 2021 pour avoir dépeint l’élue insoumise à la peau noire Danièle Obono en esclave. Le journal était alors dirigé par Geoffroy Lejeune, qui a depuis rejoint le Journal du dimanche (JDD).


Il y a un an, ces accusations avaient conduit l’UDR, parti allié au Rassemblement national, à créer une commission d’enquête parlementaire.

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