SFR a été racheté pour 20 milliards d’euros par Bouygues, Free et Orange
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Bouygues Telecom, Orange et Free-Groupe iliad ont annoncé la signature d’un protocole d’accord pour l’acquisition des principaux actifs d’Altice France, dont SFR, pour une valeur d’entreprise de 20,35 milliards d’euros.
Après des mois de négociations, Bouygues Telecom, Orange et Free ont signé, samedi 6 juin, un protocole d’accord avec Patrick Drahi et Altice France pour le rachat de SFR pour 20,35 milliards d’euros. La répartition du prix reste inchangée par rapport à l’offre indicative du 17 avril : 42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Free-Groupe iliad et 27% pour Orange. Ces pourcentages pourraient évoluer en fonction des bases de clients. Le prix de la transaction sera ajusté comptablement, incluant un complément pouvant atteindre 650 millions d’euros. Ces ajustements prendront en compte la dette nette à la date de clôture et le respect des engagements financiers et réglementaires du vendeur. En octobre 2025, Altice France avait rejeté une première offre de 17 milliards d’euros, dette incluse. Des indemnités de rupture, entre 100 millions et 2 milliards d’euros, ont également été convenues.
Communiqué commun des entreprises : « Cette transaction représente l'une des plus importantes opérations industrielles en Europe dans le secteur des télécommunications. »
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure : « Cette annonce marque une étape majeure et déterminante pour une opération structurante qui concerne l’ensemble du secteur télécom français et européen. »
Bouygues Telecom acquerrait notamment le segment « B2B » de SFR, englobant les offres destinées aux entreprises, ainsi qu’une partie de ses activités grand public, représentant environ 6,4 millions de clients mobile et fixe. Free Telecom récupérerait les quelque 6 millions de clients de l’offre RED by SFR, ainsi que près de deux millions de clients de son activité grand public, tandis qu’Orange Telecom récupérerait environ 4,9 millions de clients. Les fréquences seront réparties équitablement entre les trois opérateurs. Les actifs non repris directement, tels que les réseaux fixe et mobile hors Crozon et les activités IT, demeureront au sein de SFR SA pendant une période minimale de 30 mois. SFR SA sera détenue à parts égales par les trois membres du consortium afin d’assurer la continuité des services pendant la phase de migration. Le consortium garantit la préservation de l’emploi pour l’ensemble des salariés du périmètre repris jusqu’au début de l’année 2029, soit par le maintien de leur emploi actuel, soit par la proposition d’une alternative professionnelle.
Malgré la signature de l’accord, le dossier reste loin d’être finalisé. Les autorités françaises et européennes de la concurrence doivent encore examiner l’opération. Les opérateurs eux-mêmes soulignent qu’il n’y a aucune certitude quant à la réalisation de cette opération à ce stade. Si toutes les autorisations sont obtenues, la finalisation du rachat est envisagée pour le second semestre 2027.




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