Une tonne de cocaïne a été saisie sur un voilier à La Réunion
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Une importante opération menée dans le sud de l’océan Indien a permis l’interception d’un voilier impliqué dans un trafic international de drogue.
Lundi 13 juillet, les ministères de l’Intérieur et de la Justice ont annoncé la saisie de plus d’une tonne de cocaïne lors d’une importante opération antidrogue menée dans le sud de l’océan Indien. Les six membres d’équipage du voilier intercepté ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Au total, 1.185 kilogrammes de cocaïne ont été découverts à bord de ce voilier, suspecté d’être impliqué dans un trafic international de stupéfiants. Immatriculé en Pologne, le voilier avait été signalé comme suspect fin juin alors qu’il effectuait une traversée entre l’Amérique du Sud et l’Australie. Suite à cette information, une opération d’interception a été organisée par le commandement supérieur des forces armées de la zone sud de l’océan Indien. Le navire a été intercepté jeudi 25 juin dans une zone particulièrement isolée, près des quarantièmes rugissants, après avoir été localisé grâce à des renseignements fournis par le Maritime Analysis and Operations Centre (Narcotics) (MAOC-N) de Lisbonne.
Communiqué de la gendarmerie : « À La Réunion, les enquêteurs de l'Antenne OFAST et de la Section de recherches de Saint-Denis ont été saisis de l'enquête, sous l'autorité judiciaire compétente. Les investigations se poursuivent désormais avec l'appui de la Section de recherches de la Gendarmerie maritime et de l'OFAST »
La procureure de la République de Saint-Denis, compétente pour les affaires maritimes, a décidé de poursuivre les marins en justice. À leur arrivée à La Réunion le 4 juillet, les marins présents à bord du voilier ont été placés en garde à vue et tous les produits saisis ont été détruits. Le Parquet National Anti-Criminalité Organisée (PNACO), informé préalablement par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris, s’est saisi de l’affaire. Une information judiciaire a été ouverte le 7 juillet. Les mis en cause ont été présentés à un juge d’instruction à Paris le 10 juillet et placés en détention provisoire après leur mise en examen pour "transport, détention, exportation et importation de produits stupéfiants en bande organisée, ainsi que participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime". Les investigations menées par l’Antenne OFAST et la Section de Recherches de Saint-Denis se poursuivront avec l’aide des enquêteurs de la Section de Recherches de la Gendarmerie maritime et de l’OFAST.
Cette cinquième saisie en mer dans le sud de l’océan Indien depuis le début de l’année 2026 illustre l’efficacité de la coopération internationale et la coordination exemplaire entre les autorités civiles, militaires et judiciaires. Elle témoigne également de la détermination des services de l’État à lutter contre les réseaux criminels transnationaux.




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