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Au Soudan du Sud, le président Kiir a dissous le gouvernement de transition

il y a 20 heures
2 min de lecture

Salva Kiir doit dévoiler la composition de la nouvelle administration intérimaire. Cette dernière aura pour mission de garantir le bon fonctionnement des institutions nationales et locales, ainsi que de superviser les préparatifs de l’élection du 22 décembre.


Mardi, le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a dissous le gouvernement de transition et nommé une administration intérimaire. Cette décision intervient dans le cadre des préparatifs des premières élections de l’histoire du pays, prévues le 22 décembre, dans un contexte marqué par une grande incertitude. Tous les vice-présidents, ministres et administrateurs locaux ont été démis de leurs fonctions, et les assemblées nationale et des États ont été dissoutes, comme l’indique un décret présidentiel diffusé par la télévision nationale mardi soir. Le décret précise que les forces constituées et le pouvoir judiciaire continueront de fonctionner pleinement.


Le décret : « Le président en exercice demeure en fonction en tant que président de la République du Soudan du Sud pendant la période électorale, jusqu'à ce que le prochain président élu entre en fonctions. »


Amnesty International : « Les autorités doivent veiller à ce qu’un environnement favorable existe pour que les personnes puissent voter et se présenter aux élections … La légitimité de toute élection dépend non seulement du fait qu’elle ait lieu, mais aussi de la possibilité pour les personnes d’exercer leurs droits librement, en toute sécurité et sur un pied d’égalité. »


Le chef de l’Etat, candidat probable à la présidentielle, a promulgué une loi électorale lui permettant de rester au pouvoir jusqu’aux élections et de révoquer ses vice-présidents. Suite à cette promulgation, une nouvelle équipe intérimaire de 13 ministres a été mise en place pour assurer la continuité de l’action gouvernementale. Ces changements interviennent après l’adoption d’amendements à la législation électorale, permettant la tenue des élections sans attendre la Constitution permanente et le recensement national. Les autorités sud-soudanaises maintiennent la date du 22 décembre 2026 pour les premières élections nationales depuis l’indépendance du pays en 2011.


Après sa séparation du Soudan en 2011, le Soudan du Sud a été plongé dans une guerre civile dès 2013. Ce conflit, alimenté par une lutte pour le pouvoir entre le président Salva Kiir et son vice-président Riek Machar, a fait 400 000 morts et quatre millions de déplacés.

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