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Avant d’être incendié, une voiture bélier percute la prison de Nanterre

17 juin
2 min de lecture


Mardi matin, un automobiliste a percuté l’entrée de la prison de Nanterre avant de mettre le feu à son véhicule, avec l’aide d’au moins un complice.


Un peu après 7h30, un bruit sourd brise le calme matinal autour de la prison de Nanterre. Un homme encagoulé, au volant d’une voiture, fonce sur un dispositif antibélier protégeant une entrée. L’impact est violent et le véhicule s’embrase quelques instants plus tard. Selon une source proche de l’enquête, le conducteur est sorti de la Golf avec d’autres occupants dont le nombre n’est pas encore déterminé. Ils ont aspergé d’essence l’habitacle pour y mettre le feu, avant de prendre la fuite. La voiture a été embarquée dans la matinée pour les constatations policières. Sur place, les images sont saisissantes, mais la prison continue de fonctionner normalement et aucun blessé n’est à déplorer. Les forces de l’ordre sécurisent rapidement le secteur. Viser une prison, c’est s’attaquer à un symbole de l’autorité de l’État, ce qui inquiète les personnels pénitentiaires, déjà sous tension, et les perçoit comme une menace directe.


Le syndicat FO Justice, les forces de l’ordre: « Les services de police sont présents sur les lieux et ont procédé à la sécurisation du secteur. Les investigations sont en cours afin de déterminer les circonstances exactes de cet acte et identifier les auteurs … FO Justice condamne avec la plus grande fermeté cet acte grave, inadmissible et particulièrement préoccupant, qui vise directement un établissement pénitentiaire et, à travers lui, l’autorité de l’État ainsi que la sécurité des personnels .»



Malgré l’ampleur de l’incident, celui-ci n’a eu aucun impact sur le fonctionnement de l’établissement pénitentiaire. Par ailleurs, aucun blessé n’est à déplorer.  D’après le syndicat FO Justice, les forces de l’ordre étaient présentes sur les lieux dès 8 h 45 afin de procéder à la sécurisation du secteur concerné. Le parquet de Nanterre a diligenté une enquête, confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine, pour destruction en bande organisée du bien d’autrui par moyen dangereux.


Les syndicats d’agents pénitentiaires dénoncent depuis des mois une augmentation des violences. Fin avril, ils ont appelé à la grève pour protester.

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