Chantage à la sextape à Saint-Étienne : l’ancien maire Gaël Perdriau a vu sa remise en liberté accordée
- 5 mars
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GaëlPerdriau, ancien maire de Saint-Étienne, incarcéré suite à sa condamnation pour chantage à la sextape dont il a fait appel, a sollicité sa remise en liberté, qui lui a été accordée.
L’ancien maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau, incarcéré depuis sa condamnation à cinq ans de prison dont quatre ans ferme pour chantage à la sextape, a obtenu ce mercredi 4 mars sa remise en liberté sous contrôle judiciaire jusqu’à son procès en appel, en juin. L'édile déchu de 53 ans, écroué depuis le 7 janvier, devra notamment pointer tous les quinze jours au commissariat de Saint-Étienne et a interdiction de quitter la France, selon la décision de la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Lyon. Ses avocats ont souligné que Gaël Perdriau avait une promesse d'embauche à partir du 1er avril, s'il devait être remis en liberté.
Me Jean-Félix Luciani : « Au-delà des aspects humains évidents, cela permettra aussi de préparer une défense avec le soin nécessaire … Pour sa famille c’est un soulagement, pour lui aussi et pour nous aussi. Sur un autre plan, ça lui permettra de travailler … Il a une forme de crainte immense: laisser sa famille seule face aux difficultés financières»
Gaël Perdriau : « Je respecterai comme je l’ai toujours fait les conditions qui me seront imposées. »
Éric Mazaud, l’avocat général : « Il présente les garanties plaidées par sa défense … Il ne présente que très peu de risques. »
Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Étienne et président de sa métropole de 2014 à 2025, a été condamné le 1er décembre à cinq ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire. Accusé avec trois anciens membres de son entourage d’avoir comploté pour filmer à son insu le premier adjoint de la ville, Gilles Artigues, dans une chambre d’hôtel avec un prostitué, d’avoir utilisé cette vidéo intime pour le faire chanter, et d’avoir financé le piège avec des fonds publics, Gaël Perdriau a démissionné de ses mandats peu après le jugement.
Il conteste les faits et son procès en appel est prévu du 8 au 12 juin. Par ailleurs, la cour a ordonné la mise en liberté de Gilles Rossary-Lenglet, également condamné à une peine de prison ferme dans cette affaire, en raison de graves problèmes de santé, comme l’a indiqué son avocate, Vicky Mazoyer. Il sera soumis à un contrôle judiciaire.




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