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Fête de la musique : la Préfecture de police interdit le concert organisé par LFI

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Le concert gratuit de La France insoumise interdit par le préfet de police de Paris pour la Fête de la musique invoquant notamment la participation du Comité Adama, de sa fondatrice Assa Traoré et du rappeur Médine.


Le concert organisé par La France insoumise pour la Fête de la musique, place de la République à Paris le dimanche 21 juin, a été interdit par le préfet de police de Paris, mercredi 17 juin. Dans un arrêté publié en début de soirée, le préfet de police, Patrice Faure, justifie cette interdiction par la venue à ce concert gratuit de personnalités comme le Comité Adama et sa fondatrice Assa Traoré, ou le rappeur Médine. Le préfet considère que le Comité Adama appelle à s'en prendre aux forces de l'ordre – il cite ainsi le slogan 'Tout le monde déteste la police' – et reproche au rappeur des propos incitant à la haine.


Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle (X) : « un scandale démocratique grave en période électorale. »


Yonathan Arfi (X): « Pour LFI, la musique n’est pas une fin, c’est un moyen, au service d’un agenda politique. (...) Ce concert est légal mais est-il pertinent pour la démocratie? »


Ariel Weil, maire de Paris Centre (X) : « Non, il n’est pas possible de récupérer la fête de la musique à des fins politiques. Et compte tenu des foules qui seront dans la rue pour danser et chanter, c’est un danger pour l’ordre public et la sécurité. »


Patrice Faure : « Cet évènement risque d’attirer un public hostile aux forces de l’ordre et de donner lieu à la diffusion de propos appelant à la haine, à la discrimination ou à la violence envers les institutions … Dans un contexte politique très polarisé (...) et que ce contexte nourrit les velléités d’affrontements. »


Le leader insoumis affirme que l’interdiction a été décidée à la demande du président du Crif, Yonathan Arfi, et du maire PS de Paris Centre, Ariel Weil. Il estime que cette décision de dernière minute a été prise sous la pression de groupes et d’individus hostiles à la France insoumise. Manuel Bompard met en garde contre les dangers que représentent pour la prochaine élection présidentielle ces pratiques autoritaristes qui instrumentalisent les questions de maintien de l’ordre à des fins politiques. Il appelle le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, à prendre les mesures nécessaires pour garantir une campagne présidentielle libre et équitable.


La France insoumise a réagi promptement à la publication de l’arrêté. Manuel Bompard, coordinateur national du mouvement, a annoncé quelques minutes plus tard le dépôt d’un recours devant le tribunal administratif pour demander la suspension de l’interdiction.

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