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Incendie de la mairie de Limoges : un suspect de 34 ans interpellé

il y a 2 jours
2 min de lecture

Quatre jours après l’incendie qui a ravagé une partie de la mairie de Limoges, un homme de 34 ans a été interpellé en Haute-Vienne. Les enquêteurs cherchent à déterminer son rôle dans cet incendie volontaire survenu en marge des violences du 17 octobre.


Hodei C.D. Le suspect originaire de la creuse a été arrêté mardi 20 octobre, vers 6 h 15, à Val d’Issoire, avec l’appui du RAID de Bordeaux. Selon les informations communiquées par le parquet de Limoges et rapportées par l’AFP, cet homme est soupçonné d’être impliqué dans l’incendie de l’hôtel de ville. Il est fiché S pour des faits de violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique, selon une source policière. La Sous-direction antiterroriste a été saisie dans le cadre des investigations.


Émilie Abrantes, procureure de la République de Limoges : « le parquet a confirmé l’interpellation d’une  personne suspectée dans les faits d’incendie  de l’hôtel de ville. Le suspect a été placé en garde à vue afin que les enquêteurs puissent approfondir les éléments recueillis et préciser les circonstances de l’incendie. »


Pascal Godrie, maire de Val d’Issoire : « J'ai eu presque un doute, j'ai dit "J'espère que ces personnes qui sont sur ma commune n'ont pas refait la bêtise, après l'hôtel de ville." Et vous voyez, malheureusement, mon sentiment ce matin, c'est qu'ils en font partie. Enfin, il n'y a pas de mots, je n'ai pas de mots, j'ai juste la colère. »


Le bilan matériel est considérable. La partie ancienne de la mairie, inaugurée en 1883, a été presque entièrement détruite à l’intérieur. La toiture et le beffroi se sont effondrés malgré l’intervention des pompiers, qui ont réussi à préserver la partie moderne du bâtiment. Les flammes ont frappé un édifice historique au cœur de Limoges, transformant les conséquences d’une mobilisation contre la vie chère en une affaire criminelle majeure. Les enquêteurs doivent désormais déterminer si le suspect a agi seul ou avec d’autres personnes et établir précisément les circonstances du départ de feu. Dans un courrier adressé dimanche à Guillaume Guérin, maire LR de la commune, Sébastien Lecornu a assuré que la mairie serait reconstruite avec le soutien de l’État, "car elle incarne une Nation qui ne se laisse ni abattre ni intimider". Le Premier ministre se rendra sur place vendredi.


L’interpellation constitue une avancée importante pour l’enquête, mais de nombreuses questions restent ouvertes. La destruction d’une partie d’un bâtiment public historique rappelle la gravité des violences survenues à Limoges. La suite de la procédure devra établir les responsabilités individuelles sans confondre les soupçons et les faits judiciairement démontrés.

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