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Jean-Luc Mélenchon fait l’objet d’une plainte pour apologie du terrorisme

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Trois victimes françaises de l’attaque du Hamas portent plainte contre le leader insoumis pour avoir remis en question son caractère terroriste.


Jean-Luc Mélenchon a récemment suggéré qu’il était envisageable de remettre en question la qualification terroriste des massacres du 7 octobre. Ces propos ont suscité l’indignation de trois victimes françaises, qui ont décidé de porter plainte. Parmi elles, deux sont des survivants du festival de techno Nova, théâtre du plus meurtrier des attentats de cette journée près de la frontière avec Gaza, qui a fait plus de 370 morts. Le troisième rescapé est un policier, hors service à l’époque, qui est tombé sur un barrage routier, a ouvert le feu sur des assaillants et a été blessé par cinq balles.


Jean-Luc Mélenchon : « Cela peut faire croire qu'en effet, il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme, à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme … Car la question de la forme de la résistance que l'on oppose à une oppression et à une occupation, quel que soit l'avis qu'on puisse avoir entre nous et chacun pour soi, est une affaire qui se discute parce que le droit international sur ce point permet que cela soit discuté. »


Me Nathanaël Majster, avocat des trois victimes : « Ces propos visent à annuler le caractère criminel des actes commis le 7-Octobre pour leur donner la coloration de faits de résistance … Cette démarche constitue une apologie du terrorisme en cherchant à transformer un crime en son contraire … Les violences terroristes ne sont jamais acceptables, quelles que soient les victimes ou les circonstances. Les justifier un jour, c'est les justifier toujours. »


Les propos incriminés remontent au 25 juin, lors du rassemblement en soutien au leader syndical et porte-parole du parti d’extrême gauche Révolution permanente, Anasse Kazib, qui devait être jugé le même jour par le tribunal judiciaire de Paris pour apologie du terrorisme à propos du 7-Octobre. Avant le procès, qui a finalement été ajourné peu après son ouverture à cause d’une question prioritaire de constitutionnalité déclarée recevable par les juges, quelques centaines de personnes s’étaient rassemblées sur le parvis du tribunal judiciaire, en signe de solidarité avec Anasse Kazib.


Sollicitée par l’AFP, LFI n’avait pas réagi dans l’immédiat.


PHOTO : PASCAL GUYOT/AFP

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