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Jean-Noël Barrot a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la situation au Liban

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Suite à la prise de la forteresse médiévale de Beaufort au Liban par l’armée israélienne, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra lundi après-midi une réunion d’urgence à la demande de la France.


La demande française d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU met en lumière la gravité de l'escalade militaire au sud du Liban. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a dénoncé l'incursion terrestre israélienne et la prise de contrôle du château de Chqif comme une violation du droit international et du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril. Cette situation soulève des inquiétudes majeures quant à l'aggravation de la crise humanitaire et sécuritaire dans la région.


Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères : « J'ai demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies parce que si nous reconnaissons le droit d'Israël, comme de tous pays, à la légitime défense, à se défendre contre les attaques du Hezbollah (...) rien ne peut justifier la prolongation des opérations militaires israéliennes au Liban et son occupation de plus en plus profonde dans le territoire libanais … Il s'agit là pour Israël d'une faute majeure car (...) cette avancée sur le territoire libanais est non seulement contraire aux engagements d'Israël, puisque depuis le 17 avril, nous avons un cessez le feu au Liban, et c'est contraire au droit international. »


Emmanuel Macron, président de la république française : « Rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban … La France poursuivra son soutien aux autorités libanaises dans leurs efforts pour rétablir la souveraineté de l’État et l’intégrité territoriale du pays. »


Israël Katz, le ministre de la Défense : « Nous sommes tous déterminés à écraser le pouvoir du Hezbollah et à accomplir la mission: assurer la sécurité des habitants du nord" d'Israël. »


Les affrontements au Liban sont quasi quotidiens malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah. Ce dernier avait déclenché les hostilités le 2 mars en soutien à l'Iran, qui était visé depuis le 28 février par une vaste campagne de bombardements israélo-américaine. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui considère une grande partie du sud du Liban comme une "zone de combat", avait annoncé vendredi que ses troupes avaient traversé le fleuve Litani, situé à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière.


Cette réunion se tiendra immédiatement après une autre réunion d’urgence sollicitée par la Roumanie suite à la chute d’un drone sur un immeuble à Galati.

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