La Belgique rejoint la plainte de l’Afrique du Sud contre Israël pour "génocide" devant la CIJ
- MD SHOW
- 24 déc. 2025
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Mardi 23 décembre, la Belgique a donc déposé, à son tour, une déclaration d'intervention auprès de la CIJ, à la suite de la requête introduite par l'Afrique du Sud il y a deux ans.
La Belgique a rejoint la procédure engagée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye. L’Afrique du Sud accuse Israël de génocide dans la bande de Gaza. La Belgique souhaite apporter sa propre interprétation du droit international dans cette affaire. Plusieurs États, dont la Türkiye, le Brésil, l’Irlande, la Bolivie, la Colombie, la Libye, l’Espagne et le Mexique, ont déjà rejoint ce dossier.
CIJ : « La Belgique a déposé ce jour une déclaration d'intervention en vertu de l’article 63 du Statut de la CIJ en l’affaire AfriqueduSud c. Israël. »
L’accusation principale contre Israël repose sur sa possible violation de la Convention des Nations unies de 1948 sur le génocide, à laquelle l’État hébreu est signataire. Cette convention définit le génocide comme un crime international et impose aux États l’obligation de le prévenir et de le punir. En janvier 2024, quatre mois après les attaques du 7 octobre et le début du conflit entre Israël et le Hamas, la Cour internationale de justice (CIJ) a émis plusieurs ordonnances conservatoires. Ces ordonnances ordonnaient à Israël de prévenir tout acte de génocide, d’autoriser l’accès à Gaza pour l’aide humanitaire et de prévenir et punir l’incitation au génocide. La CIJ a également mis en garde contre un "risque réel et imminent" de "préjudice irréparable" pour les Palestiniens. Israël rejette fermement ces accusations. Les autorités israéliennes affirment que leurs opérations militaires ciblent le Hamas, organisation terroriste reconnue par de nombreux pays, et qu’elles relèvent du droit à la légitime défense. De plus, Jérusalem a dénoncé une instrumentalisation politique de la Cour internationale de justice et contesté la légitimité des procédures engagées.
En septembre, la Belgique, la France et plusieurs autres pays ont exprimé leur volonté de reconnaître l’État de Palestine. Cependant, Bruxelles n’a pas encore officialisé cette reconnaissance, conditionnant cette démarche à l’exclusion du Hamas de la gouvernance palestinienne avant la promulgation d’un arrêté royal.




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