La Chine a bloqué l’acquisition de l’entreprise chinoise d’IA Manus par Meta
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La Commission nationale chinoise du développement et de la réforme a officiellement bloqué l’acquisition de la start-up d’IA Manus par Meta, mettant fin à une transaction d’une valeur de plus de 2 milliards de dollars.
Dans le cadre de sa rivalité technologique avec les États-Unis, la Chine a bloqué l’acquisition de l’agent d’IA Manus par Meta. Développé par la startup chinoise Butterfly Effect, Manus est un agent autonome capable d’exécuter des tâches complexes avec peu de supervision humaine. Lancé le 6 mars 2025, il suscite un grand intérêt, notamment en Chine, après le succès de DeepSeek. Meta avait annoncé fin décembre 2025 un accord pour acquérir Manus, mais des analystes avaient averti d’un possible blocage par les autorités. Le Financial Times a rapporté que Pékin avait interdit aux cofondateurs de la startup de quitter la Chine.
La Commission nationale pour le développement et la réform (NDRC) chargé d'examiner la sécurité des investissements étrangers : « interdit les investissements étrangers dans Manus conformément aux lois et réglementations, et exigeait des parties concernées qu'elles annulent la transaction d'acquisition. »
Meta : « La transaction était pleinement conforme à la législation applicable. Nous espérons une issue favorable à cette enquête. »
Après une levée de fonds de 75 millions de dollars menée par la société de capital-risque américaine Benchmark en mai 2025, Manus a fermé ses bureaux en Chine en juillet, licenciant des dizaines d'employés. Elle a ensuite transféré ses activités à Singapour. Cela a permis à la société mère de Manus, Butterfly Effect, de se constituer en société à Singapour et de contourner les restrictions américaines en matière d'investissement visant les entreprises chinoises spécialisées dans l'IA, ainsi que les règles chinoises limitant la capacité des entreprises nationales d'IA à transférer leur propriété intellectuelle et leurs capitaux à l'étranger. Les deux cofondateurs de Manus, le directeur général Xiao Hong et le directeur scientifique Ji Yichao, ont été convoqués à Pékin en mars pour s'entretenir avec les autorités de régulation, puis interdits de sortie du territoire.
Cette annonce s’inscrit dans le cadre d’une guerre technologique entre les États-Unis et la Chine. Depuis des années, Washington cherche à freiner les avancées de la Chine dans les technologies de pointe, notamment par le biais de sa politique de contrôle aux exportations, qui vise à priver le pays de semi-conducteurs de dernière génération. De son côté, la Chine s’efforce de retenir ses champions de la technologie, en particulier ceux qui envisagent de passer sous contrôle américain.




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