Montpellier : séquestré 18 jours, un négociant est dépouillé de 500 000 euros

Un négociant en or de Montpellier, retenu captif pendant deux semaines et dépossédé de 500 000 €, a été libéré par la BRI à Plaissan. Plusieurs suspects ont été placés en détention provisoire.
Le 4 septembre 2026, un négociant en or de Montpellier est piégé à Mauguio par une ancienne cliente : il est agressé, dépouillé (mallette, ordi, clés) et emmené dans un pavillon à Plaissan. Ses complices emportent son téléphone à Paris pour brouiller la trace. Pendant 18 jours, il est enfermé dans le noir, nourri une fois par jour, sous la surveillance de deux geôlières qui chronomètrent ses douches (Midi Libre). Pendant ce temps, les malfaiteurs vident son domicile et le commanditaire, à Paris, vide ses comptes avec ses codes : 500 000 euros de préjudice. La BRI l’a libéré le 22 septembre.
La victime : « Comme je suis cardiaque, je n'ai pas cherché à résister … Je me suis mis en mode survie. »
Bien que les faits se soient déroulés en France, l’alerte a été déclenchée depuis l’étranger. Le négociant devait se rendre à un rendez-vous professionnel d’importance en Belgique ; son absence a suscité l’inquiétude de ses partenaires, qui ont alerté les autorités. Une procédure européenne relative à une disparition inquiétante a été engagée. La police judiciaire a procédé à l’examen du domicile et des bureaux, trouvés vides et en désordre ; aucun titre de transport pour la Belgique n’avait été acquis. Les techniciens ont prélevé un ADN suspect, rapidement identifié grâce aux fichiers de police. Les écoutes des lignes des ravisseurs ont mis en évidence une convergence des terminaux autour du pavillon de Plaissan. Le 22 septembre, la BRI de Montpellier a lancé l’assaut : le négociant a été libéré et les deux geôlières interpellées sur place. À Paris, le cerveau présumé et un complice ont été appréhendés quelques heures plus tard.
Le mardi 6 octobre, devant la cour d’appel de Montpellier, la jeune femme présentée comme appât a affirmé qu’elle croyait participer à une courte mission. Selon ses propos, elle devait rester dans le véhicule, mais elle n’a pas pu le faire, et elle a évoqué la peur pour sa famille. Son avocat soutient qu’elle a agi sous pression et par crainte de représailles.




Commentaires