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Affaire des passeports Tunisien:l'ex-ministre de la justice Noureddine Bhiri condamné à 20 ans de prison

  • il y a 5 heures
  • 2 min de lecture

Noureddine Bhiri et Fathi Beldi condamnés à 20 ans pour fabrication de passeports et octroi frauduleux de la nationalité tunisienne.


Mercredi 6 mai 2026, la justice tunisienne a rendu un verdict lourd dans l’affaire des passeports et documents de nationalité attribués à des étrangers. La chambre criminelle spécialisée près le tribunal de première instance de Tunis a condamné Noureddine Bhiri, ancien ministre de la Justice et dirigeant d’Ennahdha, à 20ans de prison. Fathi Beldi, ancien cadre sécuritaire, a reçu la même peine.  Plusieurs autres accusés, présents au procès, ont été condamnés à 11ans de prison. Les accusés en fuite, dont Mouadh Ghannouchi, ont écopé de 30ans de prison avec exécution immédiate.


L'agence de presse d'État tunisienne : « La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme au tribunal primaire de Tunis a prononcé des peines de prison allant de 11 à 30 ans contre Bhiri et d'autres dans ce que l'on appelle l'affaire "passeports et citoyennetés falsifaits". »


Le 7 octobre 2021, le ministère public a reçu une demande d’enquête judiciaire sur un ressortissant syrien et son épouse, soupçonnés d’avoir obtenu deux cartes d’identité et deux passeports tunisiens.  Ils auraient obtenu des certificats de nationalité grâce à des passeports délivrés par l’ambassade de Tunisie à Vienne en 1982 et 1984. Un ancien consul à Vienne aurait déjà accordé des passeports tunisiens à des étrangers contre de l’argent, dont les deux documents concernés, et des poursuites sont en cours. Un premier rapport a été transmis au ministère public le 9 décembre, suivi d’un second le 20 décembre. Le rapport indique que des certificats de nationalité tunisienne suspectés d’être falsifiés ont été délivrés au ressortissant syrien et à son épouse sous la direction de Noureddine Bhiri au ministère de la Justice. Les passeports et certificats de résidence auraient été obtenus pendant le mandat d’Ali Larayedh au ministère de l’Intérieur, avec l’aide présumée de l’ancien responsable sécuritaire Fethi Beldi. Le bénéficiaire de ces documents aurait été impliqué dans des affaires terroristes à l’étranger.


Noureddine Bhiri avait déjà été condamné à dix ans de prison en 2024 pour une publication Facebook qui lui était attribuée. Cette nouvelle condamnation vient s’ajouter à cette peine initiale.

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