Points clés à retenir des annonces d’Emmanuel Macron concernant la nouvelle doctrine de dissuasion nucléaire de la France
- 3 mars
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Lors de son discours prononcé sur l’île Longue, Emmanuel Macron a annoncé une réorientation européenne de la dissuasion française et a ordonné une augmentation du nombre de têtes nucléaires.
Lundi 2 mars, Emmanuel Macron a prononcé depuis la base de l’île Longue, dans la rade de Brest (Finistère), un discours très attendu sur la stratégie française de dissuasion nucléaire. Il a présenté une version actualisée de cette stratégie, la jugeant "à la hauteur [des] défis nationaux et européens". Le chef de l’État a profité de l’occasion pour faire de nombreuses annonces.
Emmanuel Macron, président de la république française : « Je n’hésiterai jamais à prendre les décisions qui seraient indispensables à la protection de nos intérêts vitaux … Les premières découpes de l'acier qui façonnera les coques de ces nouveaux sous-marins ont commencé il y a plusieurs mois à Cherbourg. Très peu de nations dans notre monde sont capables de construire de tels sous-marins nucléaires. L'Invincible et naviguera en 2036. »
Dans son discours de l’île Longue lundi, Emmanuel Macron a réaffirmé que la France conserverait le contrôle total de son arsenal nucléaire, sans le partager avec quiconque. La France restera seule responsable de sa dissuasion, de l’évaluation de ses intérêts vitaux, de la planification d’une éventuelle riposte et de l’exercice de ce pouvoir souverain. Huit pays européens, dont l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la Grèce, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni et la Suède, ont déjà accepté de participer à la "dissuasion avancée" proposée par la France. Ces pays pourront notamment accueillir des "forces aériennes stratégiques" de l’armée de l’air française, qui pourront ainsi "se disséminer dans la profondeur du continent européen" pour"compliquer le calcul de nos adversaires", a expliqué le président français. Emmanuel Macron assure que cette "dissuasion avancée renforcera notre défense en lui accordant du champ".
Deux annonces importantes ont été faites : une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises (actuellement 290), dont le niveau n’a pas été précisé, et la possibilité de « déploiements de circonstances » d’avions français équipés de la bombe chez des alliés européens.




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