top of page

29 monnaies africaines ont perdu de la valeur en raison de la guerre en Iran

  • il y a 3 minutes
  • 2 min de lecture

Vingt-neuf monnaies africaines ont dévalué face à la volatilité économique mondiale, augmentant le coût de la dette extérieure et des importations essentielles.


Le conflit au Moyen-Orient a déjà des répercussions importantes sur le continent africain. Un rapport conjoint de la Banque africaine de développement (BAD), de la Commission de l’Union africaine (CUA), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), présenté lors de la 58e session de la Commission économique pour l’Afrique à Tanger (Maroc), révèle que 29 monnaies africaines se sont dépréciées face au dollar américain. Cependant, le rapport ne précise pas quelles monnaies sont concernées ni la devise de référence utilisée pour cette évaluation (dollar américain ou euro).


Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement : « Les institutions africaines et les partenaires au développement doivent agir rapidement et de concert, en tirant parti de leurs avantages comparatifs pour amortir les chocs à court terme tout en jetant les bases d’une résilience à long terme … la réponse de l’Afrique doit évoluer, passant de la gestion des chocs à la construction de la résilience.  »


Claver Gatete, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la CEA : « l’Afrique a subi trop de chocs externes dont elle n’est pas responsable … Ce moment appelle à une action décisive pour protéger les populations dès maintenant et accélérer la transition vers la sécurité énergétique, la souveraineté alimentaire et l’autonomie financière. »


Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 50 % à fin mars 2026, et 29 monnaies africaines se sont dévaluées. Cela renchérit le coût de la dette extérieure et des importations essentielles comme la nourriture, le carburant et les engrais. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement énergétiques dans le Golfe aggravent la situation en limitant l’accès à des intrants comme l’ammoniac et l’urée. En période de semis (mars-mai), ces tensions menacent la production agricole et augmentent les risques d’insécurité alimentaire, surtout pour les ménages pauvres et les pays importateurs. Pour y remédier, les institutions proposent trois axes : stabiliser les prix et protéger les ménages à court terme, sécuriser l’énergie, renforcer la protection sociale et le commerce régional via la ZLECAf à moyen terme, et mobiliser les ressources internes et créer des mécanismes africains de stabilité financière à long terme.


Le naira nigérian −10 % à −30 % face à l’euro, le cedi ghanéen −5 % à −15 % face à l’euro, le franc guinéen et le leone sierra-léonais subissent une forte dépréciation face à l’euro, tandis que la livre égyptienne chute −10,9 % face au dollar.

bottom of page