Aux États-Unis, le ministre de la Santé a réduit le nombre de vaccins recommandés pour les enfants
- MD SHOW
- il y a 3 jours
- 2 min de lecture

De nombreux médecins critiquent cette décision, s’inquiétant de la baisse des taux de vaccination et du risque de résurgence de maladies contagieuses.
Le ministère américain de la Santé, sous la direction de Robert Kennedy Jr, a annoncé lundi 5 janvier une réduction du nombre de vaccins recommandés pour les enfants. Donald Trump a qualifié ce nouveau "calendrier bien plus raisonnable", tandis que des spécialistes l’ont vivement critiqué. Cette réforme prévoit que six vaccins, auparavant recommandés à tous les enfants américains, ne le seront désormais qu’à ceux présentant un risque accru. Il s’agit des vaccins contre la grippe, l’hépatite A et B, les méningocoques (responsables de méningites) et les rotavirus (à l’origine de gastro-entérites). Mais de nombreux médecins s'inquiètent.
Robert F. Kennedy Jr, ministre de la santé américain : « Après un passage en revue exhaustif des connaissances, nous alignons le calendrier américain des vaccinations pédiatriques sur le consensus international. »
Donald Trump, président américain : « Nous adoptons un calendrier bien plus raisonnable … Les parents peuvent toujours choisir, s'ils le souhaitent, de faire bénéficier leurs enfants de l'ensemble des vaccins, et ils seront toujours pris en charge par les assurances. »
Sean O'Leary, spécialiste en maladies infectieuses et pédiatrie : « Le calendrier américain pour les vaccins infantiles est l'un des outils les plus minutieusement étudiés que nous ayons pour protéger les enfants de maladies graves, parfois mortelles … Il est crucial que toute décision à ce sujet soit fondée sur des preuves et non des comparaisons qui ne tiennent pas compte de différences majeures entre pays et systèmes de santé. »
La direction prise par le gouvernement de Donald Trump est critiquée, même au sein du parti républicain. Le nombre de vaccins recommandés aux enfants américains a été réduit de 17 à 11. De plus, en décembre, un groupe d’experts entièrement remanié par le ministre de la Santé a décidé de ne plus recommander le vaccin contre l’hépatite B à tous les nouveau-nés. Ces décisions inquiètent la communauté médicale américaine, d’autant plus que les taux de vaccination du pays sont en baisse depuis la pandémie de Covid-19, ce qui pourrait entraîner le retour de maladies contagieuses mortelles comme la rougeole.
Malgré les nombreuses études attestant de l’efficacité et de la sécurité des vaccins anti-Covid, l’Agence américaine du médicament (FDA) a annoncé en décembre qu’elle enquêtait sur de possibles décès liés à ces vaccins.
PHOTO : BRAND X PICTURES




Commentaires