Un institut scientifique recherche dix volontaires pour rester allongé dix jours contre 5.000 euros
- MD SHOW
- il y a 16 heures
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L’Institut de médecine et de physiologie spatiales a lancé une annonce inhabituelle : ils recherchent dix hommes prêts à rester allongés et à jeûner pendant dix jours.
L’Institut de Médecine et de Physiologie Spatiales (MEDES) de Toulouse recherche dix volontaires pour une nouvelle étude de simulation de l’impesanteur. Chaque participant recevra 5.000 euros. Cependant, pour être éligible, les candidats doivent répondre à des critères spécifiques : être un homme, âgé de 20 à 40 ans, en parfaite santé et sportif. L’étude, qui se déroulera en juin prochain, vise à recréer les conditions de l’impesanteur dans l’espace. Elle se tiendra au sein de la Clinique Spatiale de MEDES, à Toulouse, et comprendra plusieurs phases : cinq jours pré-alitement dédiés aux mesures de référence, dix jours d’alitement anti-orthostatique à -6°, associés à une restriction alimentaire sévère, cinq jours post-alitement consacrés à la reprise progressive d’une alimentation normale, à la récupération et aux mesures finales, ainsi qu’une journée de suivi à trois mois pour des contrôles complémentaires. Durant la phase d’alitement, les volontaires resteront allongés 24h/24, tête en bas, et devront réaliser toutes leurs activités quotidiennes dans cette position, y compris les repas, la toilette et les examens médicaux.
Amandine Fabre, cheffe de projet et recherche clinique au Medes : « Il va y avoir des missions spatiales de plus en plus longues qui vont se dérouler et les questions du métabolisme, de la nutrition sont de plus en plus importantes. »
Docteur Rebecca Billette de Villemeur, responsable de la clinique spatiale : « Chaque jour, ils pourront manger une cuillère de miel, un bouillon et un jus de fruit »
L’objectif de cette étude, comme le détaille le MEDES sur son site, est d’ "étudier les effets physiologiques induits par l’association d’un alitement tête en bas (– 6 degrés) et d’une restriction alimentaire importante chez l’homme sain". Ces conditions visent à simuler celles rencontrées par les astronautes lors de missions spatiales, notamment en cas de jeûne prolongé suite à un échec d’approvisionnement. Les résultats de la recherche contribueront à enrichir une base de données de référence sur l’alimentation et la restriction calorique, précieuse pour les missions spatiales, comme celle que s’apprête à vivre l’astronaute française Sophie Adenot. Après des mois d’attente et de préparation, elle s’envolera avec trois autres astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS) pour devenir, entre mercredi et vendredi, si la fenêtre d’envol le permet, la deuxième Française de l’histoire à réaliser un vol spatial.
L’étude, prévue pour juin 2026, comprendra 20 jours d’hospitalisation suivis d’une journée de suivi à trois mois. La phase de sélection des volontaires débutera dès février.




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