En Afrique du Sud, l’opposant Julius Malema a été condamné à cinq ans de prison pour avoir tiré avec une arme à feu
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Julius Malema, opposant sud-africain, condamné à cinq ans de prison pour tir avec fusil d’assaut lors d’un rassemblement. Leader des "Economic Freedom Fighter"», il a annoncé faire appel.
Julius Malema, âgé de 45 ans, a délibérément enfreint la législation sur les armes à feu en tirant en l’air lors d’un rassemblement de son parti, les Combattants pour la liberté économique (EFF), en 2018. La défense de Malema a soutenu que les coups de feu n’avaient pour but que de célébrer l’événement. Initialement, le ministère public avait requis la peine maximale de 15 ans de prison pour Malema, reconnu coupable en octobre. Des centaines de partisans vêtus de rouge, la couleur de son parti, se sont rassemblés devant le tribunal pour assister à l’annonce de la sentence dans cette affaire sensible.
Twanet Olivier, la juge : « Après mûre réflexion – et je tiens à vous assurer que j'y ai apporté le plus grand soin –, je vous condamne, pour le premier chef d'accusation, à cinq ans de prison … Gardez à l'esprit que ce n'est pas un parti politique qui a été condamné ici … C'est une personne, un individu. »
Manyema Mahlatse : « Je suis tellement content. Je ne pouvais pas imaginer que notre commandant en chef allait dormir en prison … »
Julius Malema : « On combat l'ennemi et l'ennemi, c'est le suprémacisme blanc … Ils essaient à tout prix de me faire taire. Ils n'y arriveront jamais. C'est encore raté aujourd'hui. »
Julius Malema a été condamné à deux ans de prison, à purger simultanément, pour possession illégale de munitions, ainsi qu’à d’autres amendes. Il a obtenu le droit de faire appel de sa peine, mais pas de sa condamnation pour violation des lois sur les armes à feu. En août, il a été reconnu coupable de discours haineux pour avoir déclaré à ses partisans lors d’un rassemblement en 2022 qu’ils ne devaient "jamais avoir peur de tuer".
Cette condamnation pourrait coûter cher à Malema, qui risque de perdre son siège au Parlement. Ses partisans ont d’ores et déjà menacé de manifester si leur leader venait à être emprisonné.




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