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En Birmanie, le président a ordonné l’annulation des condamnations à mort

  • 17 avr.
  • 2 min de lecture

Une semaine après son investiture, le président birman Min Aung Hlaing a annulé toutes les condamnations à mort et accordé l’amnistie à plus de 4 000 prisonniers, dont l’ancien président Win Myint.


Le président birman Min Aung Hlaing a annulé toutes les condamnations à mort vendredi, une de ses premières mesures depuis son installation comme président civil, cinq ans après son coup d’État. Le Nouvel An birman, Thingyan, est marqué par des aspersions d’eau symbolisant le renouveau et la purification. Il est traditionnellement l’occasion d’amnisties, et celles de cette année étaient très attendues. Une semaine après avoir prêté serment suite à des élections contestées, Min Aung Hlaing a ordonné la libération de plus de 4.300 prisonniers et de près de 180 ressortissants étrangers.  Il a aussi réduit d’un sixième toutes les peines inférieures à 40 ans.


Min Aung Hlaing, président birman : « Les personnes purgeant des peines de mort verront leurs peines commuées en emprisonnement à vie. »


Aung Htet Naing, 38 ans : « Mon frère a été emprisonné pour des raisons politiques … Il n’a pas été inclus dans les grâces précédentes, donc on ne veut pas nourrir trop d’espoirs.»


Plus de 130 personnes ont été condamnées à mort l’année dernière, selon l’ONU, mais les chiffres exacts sont difficiles à vérifier dans un pays en guerre civile avec un système judiciaire opaque. Aung San Suu Kyi, la célèbre prisonnière politique et prix Nobel de la paix, purge une peine de 27 ans dans un lieu secret. Sous une chaleur accablante, des familles attendaient anxieusement devant la prison d’Insein à Rangoun, espérant apprendre que leurs proches incarcérés figuraient parmi les graciés. D’après l’Association d’aide aux prisonniers politiques, plus de 30 000 personnes ont été incarcérées pour des raisons politiques depuis le coup d’État de 2021. Min Aung Hlaing, ancien général de 69 ans, a été investi président le 10 avril. Ce processus électoral, largement critiqué à l’international, est perçu comme une stratégie visant à prolonger le régime militaire sous un vernis civil.


Des observateurs qualifient de mesures cosmétiques les gestes présentés comme des efforts de réconciliation.  Selon des défenseurs des droits humains, la junte militaire qui a pris le pouvoir en 2021 a relancé les exécutions, après des décennies d’interruption, visant les dissidents.


PHOTO : LE DEVOIR

 
 
 

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