Guinée-Bissau : Coup d’État militaire et arrestation du président Embaló
- MD SHOW
- 27 nov. 2025
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L'attaque a eu lieu alors que le pays attendait les résultats de l’élection présidentielle.
En Guinée-Bissau, des militaires ont annoncé mercredi avoir pris le « contrôle total du pays », arrêté le président sortant et suspendu le processus électoral. Cette annonce intervient alors que le pays attendait les résultats de la présidentielle et des législatives de dimanche. Le président Umaro Sissoco Embaló a lui-même confirmé son arrestation dans un communiqué adressé à Jeune Afrique. Deux généraux, le chef d’État-major et le chef d’État-major adjoint, considérés comme les autres figures influentes du régime, auraient également été arrêtés, tout comme le ministre de l’Intérieur. Le chef de l’État affirme que ce coup d’État, sans effusion de sang, est orchestré par un autre général, le chef de l’armée de terre.
Général Denis N’Canha, chef de la maison militaire de la présidence : « Le Haut Commandement Militaire pour le rétablissement de l'ordre national et public décide de déposer immédiatement le Président de la République, de suspendre, jusqu'à nouvel ordre, toutes les institutions de la République de Guinée-Bissau, de suspendre, jusqu'à nouvel ordre, les activités de tous les médias, de suspendre immédiatement le processus électoral en cours, de fermer les frontières terrestres, maritimes et l'espace aérien national … Ce qui nous a poussé à le faire, c’est pour garantir la sécurité au niveau national et également rétablir l’ordre. L’exercice du pouvoir du commandement commence à partir d’aujourd’hui. Le commandement appelle la population au calme. »
Ministère des Affaires étrangères portugais : « Face aux événements ayant interrompu le cours de la normalité constitutionnelle en Guinée-Bissau, le gouvernement portugais appelle toutes les parties impliquées à s’abstenir de tout acte de violence institutionnelle ou civique. »
Le général a annoncé la suspension de tout le processus électoral, la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes, ainsi que l’instauration d’un couvre-feu obligatoire. Plus tôt dans la journée, des tirs ont été entendus près du palais présidentiel, et des hommes en tenues militaires ont pris le contrôle de la principale artère menant vers le palais. Les militaires se sont exprimés en lisant un communiqué au siège de l’état-major des armées dans la capitale Bissau. Selon RFI, le principal opposant Fernando Dias da Costa, qui avait revendiqué la victoire à la présidentielle mardi, et Domingos Simoes Pereira, candidat malheureux en 2019, ont été arrêtés et sont détenus à la base aérienne de Bissau.
Depuis son indépendance en 1974, l'ancienne colonie portugaise a subi quatre coups d’État et de nombreuses tentatives de putsch, la dernière remontant à 2022.




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