Le gouvernement libanais a interdit les activités militaires du Hezbollah.
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Suite au lancement de roquettes sur Israël par le Hezbollah pro-iranien, entraînant le Liban dans le conflit régional, le gouvernement libanais a décidé d’interdire les activités militaires du groupe et lui a demandé de remettre ses armes à l’État, comme l’a annoncé le Premier ministre Nawaf Salam après une réunion du cabinet.
Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. Le gouvernement libanais a donné le feu vert à l'armée pour intervenir contre tout mouvement du Hezbollah susceptible de menacer la sécurité intérieure, selon la chaîne égyptienne Al Qahera News, lundi 2 mars. En parallèle, Beyrouth a lancé des contacts internationaux intensifs afin de contenir l'escalade et d'empêcher l'extension des attaques au-delà du Sud-Liban et de la banlieue sud de la capitale, d'après la même chaîne.
Nawaf Salam, le Premier ministre libanais : « L’Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales … la décision de guerre ou de paix était du seul ressort de l’Etat … Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations avec Israël avec une participation civile et sous parrainage international. »
L'armée israélienne : « Les frappes se poursuivent et leur intensité va augmenter. »
Dans un communiqué, le Hezbollah a revendiqué le lancement d’une salve de missiles et d’un essaim de drones dans la nuit sur une position militaire au sud de Haïfa. Cette attaque, qualifiée de "représailles", vise à venger l’assassinat d’Ali Khamenei et à défendre le Liban et son peuple. En réponse à cette attaque du Hezbollah contre Israël, des frappes aériennes israéliennes massives ont été menées sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que dans le sud et l’est du Liban, faisant 31 morts lundi. Il s’agit de la première attaque du Hezbollah contre Israël depuis le cessez-le-feu de novembre 2024.
Le Hezbollah, groupe armé et financé par Téhéran, est représenté au Parlement et au gouvernement libanais, et dispose d’un vaste réseau d’institutions civiles.




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