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Les menaces de Trump sur le Groenland

  • Photo du rédacteur: MD SHOW
    MD SHOW
  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture

Le Premier ministre groenlandais, Jens Frederik Nielssen, a fermement rejeté les menaces de Donald Trump concernant le Groenland, appelant à mettre un terme aux pressions et aux fantasmes d’annexion.


Dimanche 4 janvier, le Danemark et le Groenland ont appelé au "respect" de l’intégrité territoriale du territoire autonome. Cette déclaration fait suite au tweet de la femme du directeur de cabinet adjoint à la Maison Blanche, qui avait partagé une carte du Groenland aux couleurs américaines. L’intervention militaire américaine au Venezuela, motivée par l’intérêt de Donald Trump pour les importantes réserves pétrolières du pays, a ravivé les craintes concernant le Groenland. Ce dernier est convoité par le président américain pour ses riches ressources minières et son emplacement stratégique.


Le chef du gouvernement groenlandais (Facebook) : « Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international »


Donald Trump, président américain : « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper … Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans 20 jours. »


Jesper Møller Sørensen, l’ambassadeur du Danemark aux États-Unis : « Petit rappel amical concernant les États-Unis et le Royaume du Danemark: nous sommes des alliés proches et devons continuer à travailler ensemble en tant que tels … Et oui, nous attendons le respect total de l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark. »


Mme Frederiksen, la première ministre danoise : « Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre… Je dois le dire très clairement aux Etats-Unis : il est tout à fait absurde de dire que les Etats-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland. »



Samedi, une publication sur X de Katie Miller, l’épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, a ravivé les inquiétudes au Danemark. Mme Miller a partagé une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, accompagnée d’une brève légende en majuscules : "SOON" ("bientôt"). Cette publication intervient après que l’armée américaine a mené une opération militaire à Caracas, au Venezuela, capturant le président Nicolas Maduro et son épouse. Selon des experts, cette opération au Venezuela pourrait exacerber les craintes du Groenland.


L’annonce, fin décembre, par Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour ce vaste territoire autonome danois avait déjà ravivé les tensions entre les deux pays. Le Groenland, immense île arctique peuplée de 57 000 habitants, insiste sur le fait qu’il n’est pas à vendre et qu’il souhaite déterminer son propre avenir.  Un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq en janvier 2025 révélait que 85 % des Groenlandais s’opposaient à une future appartenance aux États-Unis, tandis que seuls 6 % y étaient favorables.

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