Le gouvernement prévoit de suspendre les importations de produits d’Amérique du Sud contenant des substances interdites en Europe, dans le cadre du Mercosur.
- MD SHOW
- il y a 4 jours
- 2 min de lecture

La France renforce ses contrôles sur les produits ne respectant pas les normes européennes.
Le Premier ministre et la ministre de l’Agriculture ont annoncé, dimanche 4 janvier, la suspension prochaine des importations en provenance d’Amérique du Sud de produits alimentaires contenant des résidus de plusieurs substances interdites en Europe. Cette mesure concerne notamment les avocats, mangues, goyaves, agrumes, raisins, pommes, melons, cerises, fraises et pommes de terre.
Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture : « Melons, pommes, abricots, cerises, fraises, raisins, pommes de terre : ils ne seront commercialisés en France que s’ils ne présentent aucun résidu de ces substances interdites chez nous … Équité et justice pour nos agriculteurs. Légitime protection pour notre agriculture. »
Sébastien Lecornu, premier ministre (X) : « Un arrêté sera pris dans les prochains jours, à l’initiative de la ministre de l’agriculture Annie Genevard, pour suspendre l’importation de produits contenant des résidus de substances interdites en Europe : mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime … On ne peut pas accepter que des substances bannies chez nous réapparaissent indirectement par le biais des importations. C’est du bon sens. D’où qu’ils viennent dans le monde, les produits importés doivent respecter nos normes. La France montre l’exemple en Europe. »
Cette annonce intervient alors que la colère du secteur agricole ne faiblit pas, entre les protestations contre la gestion gouvernementale de la dermatose bovine et la dénonciation de l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Annie Genevard a appelé à la "désescalade", tandis que les syndicats agricoles, qui rencontreront le Premier ministre en début de semaine, souhaitent relancer la mobilisation, notamment face à la crise de la dermatose bovine. Affirmant vouloir défendre les intérêts de la France pour la prochaine politique agricole commune (PAC), le traité UE-Mercosur et le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), autres sources d’inquiétude pour les organisations syndicales, Annie Genevard a indiqué que ces dernières préciseront leurs attentes dans les prochains jours.
Le ministère de l’agriculture, contacté par l’Agence France-Presse (AFP), a confirmé que l’arrêté sera publié mardi. Cependant, la France devra obtenir l’approbation de la Commission européenne dans les dix jours. La ministre espère obtenir cet accord mercredi lors de son déplacement à Bruxelles.




Commentaires