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Togo : 7 morts lors de manifestations contre le pouvoir

  • Photo du rédacteur: MD SHOW
    MD SHOW
  • 1 juil. 2025
  • 2 min de lecture

Au moins sept personnes ont été retrouvées mortes fin juin à Lomé, la capitale togolaise, lors de manifestations contre le pouvoir et la hausse des prix.


Au moins sept personnes ont perdu la vie et des dizaines d’autres ont été blessées lors de manifestations contre le pouvoir à Lomé, fin juin. Des organisations de la société civile ont dénoncé dimanche des "exactions commises par des éléments des forces de l’ordre et des miliciens". Ces organisations, ainsi que des groupes de défense des droits humains togolais, ont rapporté que sept corps avaient été retrouvés dans des cours d’eau de la capitale. Elles ont également fait état de "dizaines de blessés" et de "plus de soixante personnes" interpellées lors de trois jours de manifestations, de jeudi à samedi. Dimanche soir, le gouvernement togolais a réagi en dénonçant "des tentatives de récupérations malheureuses" suite à "la découverte et le repêchage de corps" dans des cours d’eau de la capitale, jeudi et samedi.


David Dosseh, porte-parole du Front Citoyen Togo Debout : « Nous sommes dans un pays où des citoyens ont quand même le droit de sortir, de s'exprimer et ils n'ont pas à faire face à cette brutalité mise en place par l'État, c'est inacceptable … Nous ne sommes pas des animaux, nous sommes des fils de ce pays et en tant que fils et citoyens de ce pays, la Constitution nous donne le droit de nous exprimer et de manifester pacifiquement. »


Hodabalo Awaté, ministre de l’administration territoriale togolaise (dimanche soir) : « Je voudrais féliciter le bon comportement de nos concitoyens et également le professionnalisme de nos forces de sécurité et surtout les rassurer que le gouvernement prendra toutes les dispositions pour protéger le citoyen togolais. »


Le gouvernement : « Les résultats des analyses médico-légales (…) ont révélé que ces décès sont survenus par suite de noyade »


Les manifestants ont exprimé leur mécontentement face à l’arrestation de voix critiques, à la hausse du prix de l’électricité et à la réforme constitutionnelle qui renforce le pouvoir de Faure Gnassingbé, en place depuis 2005. Les premières manifestations, début juin, avaient été en partie déclenchées par l’arrestation du rappeur Aamron, critique du pouvoir, fin mai. Le 5 juin, une vidéo de lui dans un hôpital psychiatrique a été diffusée, où il présentait des excuses à Faure Gnassingbé. Il a depuis été libéré le 21 juin. Les 5 et 6 juin, la police a arrêté une cinquantaine de manifestants, principalement des jeunes. La plupart ont été relâchés depuis, mais Amnesty International a dénoncé des cas de "torture" présumée.


Les manifestations sont rares au Togo ces dernières années, mais il s'agissait du deuxième appel lancé sur les réseaux sociaux à descendre dans la rue ce mois-ci.

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