Faustin-Archange Touadéra a été réélu président de la République centrafricaine avec 76,15% des voix
- MD SHOW
- il y a 3 jours
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Faustin-Archange Touadéra a remporté la majorité absolue lors de l’élection présidentielle du 28 décembre et obtient un troisième mandat, selon les résultats préliminaires de la commission électorale.
L’Autorité nationale des élections a annoncé dans la nuit de lundi à mardi la réélection du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra avec 76,15% des voix. Son principal adversaire, Anicet-Georges Dologuélé, obtient 14,66% des voix selon ces résultats provisoires. Henri-Marie Dondra arrive troisième avec 3,19% des suffrages exprimés. Les autres candidats se partagent les voix restantes : Marcelin Yalemende (2,13 %), Serge Djorie (1,87 %), Eddy Kparekouti (1,04 %) et Aristide Briand Reboas (0,95 %). Le Conseil constitutionnel proclamera les résultats définitifs à la mi-janvier, après examen d’éventuels recours.
Henri-Marie Dondra : « De nombreuses irrégularités de nature à entacher le caractère sérieux des résultats ont pu être relevées et ceci ne saurait passer sous silence. D'ailleurs, les résultats aujourd'hui qui sont proclamés sont à l'image de l'incapacité de la haine que nous avons maintes fois dénoncée dans l'organisation d'élections libres et inclusives… Par conséquent, tout en restant légaliste et attaché aux valeurs de la République, le parti Unir appelle à une annulation pure et simple de ces scrutins. Le parti se prépare activement à saisir le Conseil constitutionnel afin d'attaquer les irrégularités ainsi relevées et recommande à ce que l'ANE, qui a prouvé son incompétence, soit dissoute. »
Anicet-Georges Dologuélé a revendiqué sa victoire vendredi, dénonçant des "irrégularités". Henri-Marie Dondra a appelé à l’ eannulatione des scrutins, accusant l’ANE d’ incapacité. Le camp présidentiel a rejeté ces accusations, qualifiant les allégations de "fausses" et mettant en garde contre les "troubles". Une partie de l’opposition, qui avait boycotté le vote, dénonce une "mascarade" et accuse les institutions d’être inféodées au pouvoir. Élu en 2016 puis réélu en 2020 dans un contexte de soupçons de fraude, le président réélu fait face à des critiques pour avoir fait adopter en 2023 une nouvelle constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir.
Le 28 décembre 2025, environ 52,43% des électeurs de ce pays d’Afrique centrale ont participé à un quadruple scrutin (présidentiel, législatif, régional et municipal). Le Conseil constitutionnel proclamera les résultats définitifs à la mi-janvier, après examen d’éventuels recours.
PHOTO: ANNELA NIAMOLO AGENCE FRANCE-PRESSE




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