top of page

L’ex-président de la transition du Burkina Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été expulsé vers Ouagadougou depuis le Togo

  • Photo du rédacteur: HORZ
    HORZ
  • 20 janv.
  • 2 min de lecture

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, accusé d’être le cerveau de plusieurs tentatives de coup d’État dans son pays natal, a été arrêté au Togo, où il était en exil, puis expulsé.


D’après une source proche, M. Damiba a été appréhendé la semaine dernière à Lomé et jugé pour "tentative de déstabilisation" au Burkina Faso avant d’être conduit à l’aéroport. Ces informations ont été corroborées par une source sécuritaire régionale et une source togolaise impliquée dans l’affaire. Sa destination finale restait incertaine, bien que certaines sources laissent entendre qu’il pourrait être expulsé vers le Burkina Faso.


Mahamadou Sana, ministre de la sécurité burkinabé : « Le 3 janvier 2025  était prévue une action de déstabilisation du pays (…) par une série d’assassinats ciblés des autorités civiles et militaires en commençant par la neutralisation du camarade capitaine Ibrahim Traoré. »


Pendant quatre jours, une série d’"aveux" de complices présumés ont été diffusés chaque soir à la télévision d’État, soutenant ces allégations. Ils affirmaient tous avoir agi sur les ordres de M. Damiba. En avril 2025, le Burkina Faso a également arrêté une dizaine d’officiers et de sous-officiers. À la fin de 2024, le capitaine Traoré avait exprimé son "espoir" d’obtenir l’extradition de M. Damiba, qui avait été radié de l’armée à la même époque pour "intelligence avec une puissance étrangère ou des groupes terroristes" visant à déstabiliser le Burkina Faso.  Il avait été présenté comme le chef du "volet militaire d’un vaste complot" déjoué en septembre de la même année. Depuis sa prise de pouvoir, la junte du capitaine Traoré annonce régulièrement avoir déjoué des tentatives de déstabilisation et accuse fréquemment M. Damiba.


L’ex-lieutenant-colonel Damiba, radié de l’armée, avait pris le pouvoir en janvier 2022 lors d’un coup d’État qui avait renversé le président élu de l’époque, Roch Kaboré. Neuf mois plus tard, il a lui-même été renversé par le capitaine Ibrahim Traoré, qui est toujours au pouvoir.

Commentaires


bottom of page