Une perquisition a eu lieu dans les locaux français de X, et Elon Musk a été convoqué dans le cadre d’une enquête sur la cybercriminalité
- MD SHOW
- il y a 13 heures
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Ce mardi, les locaux parisiens du réseau social x ont fait l’objet d’une perquisition menée par le parquet de Paris. Le milliardaire est convoqué par la justice pour être entendu en avril.
Mardi 3 février au matin, le parquet de Paris a annoncé sur X le déroulement d’une perquisition dans les bureaux français de la plateforme d’Elon Musk. Cette opération, menée par la section de lutte contre la cybercriminalité et l’unité nationale cyber de la gendarmerie nationale, en présence d’Europol, s’inscrit dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en janvier 2025. Par ailleurs, Elon Musk et Linda Yaccarino, l’ancienne directrice générale de X Corp, sont convoqués le 20 avril à Paris pour une audition libre. Des salariés de l’entreprise américaine seront également entendus comme témoins entre le 20 et le 24 avril.
Le parquet : « Une perquisition a été diligentée (…) par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie et Europol, dans le cadre de l’enquête ouverte en janvier 2025 … Entre juin et octobre 2025, il a été constaté une baisse de 81,4 % des signalements concernant la France adressés par X au National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC) en matière de pédopornographie »
X : « Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction »
Suite au signalement du député Eric Bothorel (Côtes-d’Armor, Renaissance) le 12 janvier 2025, le parquet a ouvert une enquête. Dans un courrier révélé en février 2025, le parlementaire a fait part de " ses vives inquiétudes concernant les récents changements d’algorithmes sur la plateforme, ainsi que les ingérences apparentes dans sa gestion depuis son acquisition par Elon Musk ". Un second signalement similaire a été déposé par un directeur de la cybersécurité de la fonction publique, qui dénonçait une surreprésentation de contenus politiques nauséabonds suite aux modifications de l’algorithme de X. L’enquête, initialement ouverte pour administration d’une plateforme en ligne illicite en bande organisée, extraction frauduleuse de données et falsification du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données, a été progressivement élargie au fur et à mesure de la découverte de nouveaux éléments.
Le milliardaire Elon Musk a qualifié les récentes actions contre X d’"attaque politique". Contacté par l’AFP, l’avocat de X, Me Kami Haeri, a refusé de commenter la situation pour le moment.




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